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D'un âne en carton-pâte à une trilogie jeunesse : l'histoire derrière Nellie & Phileas

  • Photo du rédacteur: Roseline Pendule
    Roseline Pendule
  • 15 nov. 2021
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

trilogie jeunesse

Si vous me suivez sur les réseaux, vous savez sans doute déjà qu’une trilogie de littérature jeunesse écrite de mes petites mains (et de mon encore plus petit cerveau, comme quoi il ne faut jamais abandonner) existe désormais en librairie.


Mais avant que mon envie d’écrire devienne une trilogie complète avec trois voyages et trois enquêtes, elle a commencé bien plus tôt et bien plus modestement aussi.


Trois tomes, trois embarquements


Nellie & Phileas, détectives globe-trotters est aujourd'hui une trilogie terminée parue chez Gulf Stream Éditeur.


Le tome 1, Le Crime de Whitechapel, plonge Nellie et Phileas dans le Londres suspect de la fin du XIXe siècle.


Le tome 2, Vol à l'Exposition Universelle, les entraîne de Paris en Égypte sur la piste d'un vol d'objets d'art.


Le tome 3, Kidnapping à Bombay, referme la trilogie par un voyage en Asie et l'enlèvement d'une jeune danseuse indienne.


Les trois enquêtes sont menées par un même duo attachant. Nellie est inspirée de la véritable reporter américaine Nellie Bly et Phileas est mon clin d'œil au héros de Jules Verne. J’ajoute toujours, et il faut toujours l’ajouter !, le valet Passepartout. Vous êtes nombreux et nombreuses à l’avoir d’abord détesté avant de l’adorer autant que moi !


Mais avant d'exister sous la forme de documentaires jeunesse ou de contes puis dans les aventures trépidantes de Nellie & Phileas, mon envie d'écrire pour la jeunesse avait déjà une longue histoire.


Avant la trilogie jeunesse, tout commence avec un âne


Imaginiez-vous que tout avait commencé avec un âne ?


Oui, vraiment. J'avais 11 ans et quelques best-sellers à mon actif dans mon cahier de poésie taille primaire (notamment Vie de mouche et Pourquoi on naît, on vit, on meurt) lorsque ce personnage à hautes oreilles a voulu exister dans ce que j'imaginais être mon premier roman.


L'animal vivait quelques aventures bien gnangnan à travers les lignes que je tapais fièrement sur ma machine à écrire. Vous savez, cette sorte de machine pour enfants sur laquelle enfoncer chaque touche consistait à torturer ses phalanges. Et dire que pour Noël, j'avais demandé une jolie machine à clavier plat...


Le Père en robe de Coca-Cola avait commencé à me mettre des bâtons dans les roues. La vie fit de même durant moult années.


Trouver sa voie, par étapes


J'entrepris des études longues tout en travaillant, jusqu'à ce qu'un révélateur de personnalité en couche fasse son apparition. Un petit bonhomme qui n'a même pas eu besoin de desserrer les lèvres pour que je comprenne la leçon du « trouve ta voie et suis-la ».


Par étapes, avec des allers-retours, j'avançais dans ma réflexion jusqu'au moment où je créais des ateliers culturels familiaux puis des supports ludo-pédadogiques. Ces expériences inoubliables, d'une richesse infinie, ancrèrent ce que je ressentais depuis longtemps : on peut tout transmettre du moment que l'on prend en compte l'individu qui est en face de soi.


De la transmission à l'écriture d'une trilogie


Entre les préparations, les associations d'idées, les égarements complets aussi, l'écrit devint essentiel dans mon quotidien. Au point de créer une trilogie ! J'ai d'ailleurs raconté, dans un autre billet, l'expérience de présenter son livre et son parcours face à d'autres, un exercice qui m'a demandé autant de courage que l'écriture elle-même.


Depuis, l'aventure s'est poursuivie.


Après la série de livres jeunesse Nellie & Phileas, son dossier pédagogique et son jeu de l'oie, j'ai posé mes valises à la librairie Potions, pour une nouvelle enquête jeunesse. Mais ça, c'est une autre histoire.


Et vous, qu'avez-vous dans votre cartable à souvenirs ?



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