Roseline Pendule, qui est-ce au juste ?

July 12, 2018

Voici un article qui tombe à pic à propos de la Flânerie de Moret sur Loing qui se déroule tous les samedis de l'été et à laquelle je participe (merci les organisateurs !). Merci à Pascal Songeux pour son intérêt, son article et la photo ci-dessous dont il est l'auteur :

 

 

Voici plusieurs jours que je me pose la question. Pas de qui suis-je au juste. Je vous rassure, je me sens très bien dans mes baskets et je n'ai pas de trouble de la personnalité qui justifie cette interrogation. Enfin, pas que je sache ;-)

Mon questionnement concerne davantage la manière de me présenter professionnellement. J'apprécie les échanges avec mes lecteurs, avec les participants aux ateliers, aux visites. Et toujours la même question revient : qui êtes-vous au juste ? Que faites-vous ? 

Eh bien, voilà, c'est justement là la difficulté. Pas un problème car j'adore tout ce que je fais mais la difficulté d'expliquer en version courte qui je suis et ce que je fais. Alors, là, je jubile car par écrit je vais pouvoir prendre mon temps.

Êtes-vous prêts ? Ben, allons-y quand même !

 

Qui suis-je au juste ?

 

Je suis une femme qui a déjà fêté ses 35 ans plusieurs fois (mais je ne vous dirai pas combien, hein ;-)) et qui s'arrêtera de compter les anniversaires pendant encore un bon bout de temps (parce que je fais ce qui me plaît). Une passionnée de lecture, de culture et d'apprentissages. Je ne vois que le bon côté de la curiosité. Il paraît que je savais lire à quatre ans, je ne m'en souviens pas. Enfin, si, je me souviens de la tête de la maîtresse de CP, fâchée que j'ai déjà fait le travail toute seule. J'ai aimé l'apprentissage du français à la seconde où je l'ai rencontré. J'ai souvent espéré plus de mes professeurs mais je garde un souvenir chaleureux de ceux qui m'ont nourrie de leurs savoirs si plaisamment partagés. Une mention spéciale pour ma professeure de SVT qui nous apprenait le braille à l'heure de la cantine et à mes professeurs d'histoire-géographie, passionnants. J'ai suivi des études, des tas. En histoire, en lettres, en psycho, en sciences de l'éducation… J'ai toujours voulu être professeur, pour partager à mon tour ce que j'aimais tant apprendre. Et puis, le monde dans lequel s'exerce ce métier s'est défilé petit à petit. Pas de moyen pour la recherche. Des carcans de procédure. Et, par-dessus tout, un rapport aux savoirs, à la connaissance, aux découvertes qui me laissait sceptique. Alors, j'ai encore appris, j'ai encore lu, j'ai navigué dans divers métiers et j'ai compris. J'ai compris que je voulais aider ceux qui en avaient besoin et ne trouvaient pas leur place au sein des institutions. J'ai compris que la culture devait descendre de son piédestal pour aller chercher chacun quelque soit son profil, son âge, son parcours. J'ai compris que je ne pouvais pas vivre sans lire et sans écrire. Alors, c'est devenu ce que je fais.

 

Qu'est-ce que je fais au juste ?

 

J'écris des livres. Des livres pour les petits et pour les grands. Attention ! Pas, des livres d'un côté pour les petits et de l'autre côté pour les grands. Non. J'ai cette horrible pensée que la culture peut s'adresser à chacun, en même temps. Tout est une question de transmission. J'en ai marre de ces cases d'âges, de niveau… Evidemment, ce que je fais ne plaira pas à tout le monde. Cela dépend des goûts, des besoins à un moment donné, des attentes (ah...ces fichues attentes). Mais, pourquoi parler bébé à des enfants qui ne veulent que grandir ? Pourquoi éradiquer les illustrations en couleurs des ouvrages parce que le lecteur a plus de douze ans ? Pourquoi servir un maigre apéritif de cinq lignes à un étudiant et un repas indigeste de 600 pages à un adulte ? J'ai choisi de faire autrement. C'est bien plus amusant.    

 

Alors j'ai créé la collection ABC Littérature qui présente les grands écrivains de cette manière là. Ce ne sont pas des personnalités intouchables de programme scolaire ou pour lecteurs avertis. Ils sont des personnages à part entière, au vécu souvent atypique et humainement touchants. Le premier titre B comme… Balzac est né. Le deuxième est sous la plume. Le troisième, en documentation et le quatrième appelle pour qu'on s'occupe de lui.  

                                                                                                                                                                                                                      

J'écris aussi des romans feuilletons pour toucher à tous les genres et y semer des graines culturelles. J'ai terminé, pour un éditeur, un projet pédagogique dont la sortie prochaine me permettra de vous parler plus longuement. Et puis, j'ai des tas de projets qui suivent cette ligne directrice : la culture pour tous, mise à la portée de chacun.

 

D'un autre côté, se trouvent les Chronilettres. Toujours dans mon travail d'auteur et d'éditrice, ces missives sont nées comme un besoin de partage particulier. Des missives sur l'art, l'histoire, les sciences, la littérature, destinées aux adultes comme aux enfants désirant attraper la maladie de la culture générale avec le sourire. 

 

Et quand je laisse reposer mon stylo et mon clavier, je crée et j'anime des ateliers…culturels (vous l'auriez deviné ?!). Des petits, des moyens, des grands, des parents, viennent partager avec moi la découverte des genres littéraires, les grands moments et les petites histoires de notre Histoire, s'essayer aux arts plastiques…

 

Voilà ce que signifie être créatrice culturelle. Créer des livres, des ateliers, des supports pour partager, faire vivre et diffuser la culture. Et, dans mon cas, écrire tout ça, par-dessus tout, car j'ai besoin de mon stylo et des mots.

 

Tout cela, c'est ce que j'aimerais vous dire lorsque vous venez me voir en salons littéraires, en ateliers, ou à la Flânerie de Moret-sur-Loing tous les samedis de l'été. Mais ne vous inquiétez pas, d'ici là, j'aurai trouvé une version abrégée ! 

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